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Et si le lundi j'étais végétarien ?

 L'urgence écologique passe aussi par des changements d'habitudes alimentaires. Vivre en Conscience s'est aussi avoir un regard sur le monde qui nous entoure. Notre alimentation a un fort impact sur notre santé et sur notre environnement. Des petits gestes peuvent changer le monde. Il suffit de les mettre en acte et d'avoir espoir que d'autres personnes agissent comme nous. Nous pouvons tous être le petit colibris de la légende Voir la légende . Et si vous commenciez lundi ?

Voici un des articles de Bio Consom'info n°51 – Juin 2012 paru sur :  BIO CONSOM'ACTEURS

"Une journée végétarienne c'est bon pour la planéte :

Le cinquième Sommet de la Terre s'est terminé ce 22 juin à Rio de Janeiro. Durant deux jours, 50 000 délégués de 150 pays ont placé l’avenir de la planète au coeur de leurs discussions : pollution, biodiversité, climat… C'était une occasion de changer le modèle agricole et alimentaire global. Cependant, rien n'a été dit à ce sujet. Pourtant, 1 milliard de personnes continuent de souffrir de la faim aujourd'hui.

L’alimentation biologique part d’une prise de conscience écologique, sanitaire et/ou éthique, qui implique la consommation de produits issus de modes de culture et de transformation préservant la nature et les humains. Or la fabrication de produits animaux a un coût élevé (le prix en est la preuve !). Produire 1 kg de viande de bœuf nécessite 7 kg de protéagineux (soja, fèves, lentilles, pois…). Consommer directement des protéines d’origine végétale au lieu d’animaux qui les consomment permettrait donc de nourrir 7 fois plus d’humains !

Pourtant, l’élevage continue son développement, avec 1,3 milliard d’animaux élevés et abattus en France. Symbole de réussite sociale, la consommation de viande a augmenté de 60% depuis 50 ans en Europe et prend des proportions vertigineuses dans les pays en développement. Au rythme de la croissance démographique mondiale, elle pourrait avoir doublé d’ici 2050.
L’élevage est l’activité humaine la plus productrice de GES (gaz à effet de serre). D’après la FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la consommation de viande et de poisson représente 18% des émissions, soit plus que les transports.
 
Réticents à l’idée d’introduire la culture d’OGM (organismes génétiquement modifiés) sur leur territoire, les Français restent paradoxalement muets, car souvent ignorent la réalité de leur présence dans la nourriture des animaux qu’ils consomment. Depuis qu’elle a abandonné la culture de protéagineux, à la fois fertilisants naturels des sols et sources économiques de protéines, la France ne peut subvenir seule à ses besoins en protéines pour nourrir les animaux.
Des milliers d’hectares de forêt amazonienne sont ainsi détruits au profit de la culture du soja OGM destiné aux élevages industriels du Nord, avec des conséquences dramatiques sur les écosystèmes, la santé des habitants et l’économie locale. Au Brésil, alors que 16 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, plus de 50% du soja est génétiquement modifié.

Réduire notre empreinte écologique et diminuer la faim dans le monde passe donc nécessairement par la remise à l’honneur des végétaux riches en protéines. La campagne « Lundi c’est végé », lancée par l’Association végétarienne de France, propose une journée végétarienne par semaine. D’après eux, si chaque Français adoptait cette habitude, cela reviendrait à supprimer l’équivalent des émissions de GES de plus de 5 millions de véhicules."


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