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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 16:39
Portes ouvertes école évolutive à gourville 16
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 16:16

Nous ne pouvions pas passer sous silence cette information tant elle nous parait importante et signe de changement. 

Article paru sur la lettre info d'avril 2013 d'Alliance pour la santé

« La méditation de pleine conscience a changé ma manière de soigner »

> C’est en France une grande première. Le 10 février prochain s’ouvre, à Strasbourg, un diplôme universitaire (DU) « Médecine, méditation et neurosciences ». C’est la première fois que la méditation entre à l’université. Jean-Gerard Bloch, rhumatologue, instructeur MBSR, est à l’initiative de ce diplôme. Il s’attache à promouvoir une autre approche de la médecine du corps-esprit. Interview.

Après l’Angleterre, l’Allemagne et la Suisse, voici que la méditation devient sujet d’étude universitaire en France. Quel est l’objectif de ce diplôme ?

> J’ai voulu proposer aux personnes du monde de la santé, médecins, psychologues, chercheurs en neurosciences, une nouvelle approche de la médecine du corps-esprit avec une validation scientifique. Et cela sur la base des résultats d’un programme qui a fait ses preuves depuis 30 ans aux USA. La MBSR (Mindfullness based stress reduced) ou la réduction du stress basée sur la méditation de pleine conscience est un programme de huit semaines qui a été formalisé par Jon Kabat-Zinn. Ce professeur de biologie moléculaire convaincu a laïcisé la méditation bouddhiste pour lui permettre d’entrer dans les hôpitaux et cliniques américaines, avec un programme très pédagogique d’exercices et de pratique quotidienne pour apprendre à vivre en pleine conscience et retrouver son potentiel de vie, au delà de la maladie. La pleine conscience s’adresse à tous, souffrants ou non. Des recherches avec des études cliniques et fondamentales ont pu valider des résultats, notamment pour accompagner ces douleurs chroniques auxquelles la médecine traditionnelle ne répond pas complètement.

Avec qui allez-vous commencer ?

> Nous démarrons le 10 février au Mont Ste Odile avec un premier groupe de 50 personnes, des professionnels en exercice. Avec ou sans pratique au préalable de la méditation. Nous avons reçu beaucoup de demandes, de toute la France dans tous les champs de la médecine, du généraliste de campagne au chef du service d’urgence ou de soins palliatifs, des psychologues aussi. Une des intentions de ce diplôme universitaire est de susciter des recherches de biologistes ou de cliniciens. C’est pourquoi il est ouvert aussi aux chercheurs.

> Comment allez-vous faire découvrir la méditation aux professionnels de santé qui vont suivre le diplôme ?

> Il y aura moitié pratique et moitié théorie. Nous traiterons tout autant les aspects épistémologiques, philosophiques, psychologiques neuro-scientifiqes et cliniques de la méditation que nous apprendrons à pratiquer. En faisant intervenir, entre autres, des chercheurs comme Antoine Lutz, un médecin, physicien et philosophe comme Michel Bitbol, ou encore un psychiatre comme Christophe André de l’hopital Saint-Anne à Paris, je souhaite mettre à la portée des soignants les connaissances validées sur l’efficacité de la méditation et leur proposer aussi de vivre, en deux fois une semaine, une expérience personnelle de la pleine conscience. Il est en effet indispensable de combiner la pratique et la théorie pour rendre cette méditation opérante. Il y a en ce domaine beaucoup d’idées fausses à combattre : l’idée par exemple que la méditation serait faite pour vider la tête et ne pas penser ou réservée aux inactifs ou aux spirituels.

Que cherche-t-on dans la pleine conscience ?

> Il s’agit simplement de développer dans la vie quotidienne des capacités naturelles d’attention. Cela peut s’inscrire dans une hygiène de vie, un art de vivre mais nécessite un entrainement. Notre esprit est rarement dans l’instant présent. Nous avons une capacité d’attention dont on ne se sert pas. Cela demande un apprentissage car notre éducation nous apprend tout l’inverse. Les neurosciences montrent que l’esprit a une importante capacité d’évolution, de changement. C’est cette fameuse neuroplasticité du cerveau. Or avec le zapping, l’occupation perpétuelle, on s’entraîne à être inattentif. Porter volontairement son attention est un travail, qui va à l’encontre de la propension naturelle du cerveau à aller vers tout ce qui va vite et passe. On peut définir, à l’instar de Jon Kabat-Zinn, la pleine conscience comme cette conscience qui émerge quand on porte son attention volontairement, de façon délibérée, sur ce dont on fait l’expérience, dans l’instant, sans jugement, instant après instant. Chaque mot est important.

Pourquoi la méditation nous intéresse-t-elle tant aujourd’hui ?

> Nous sommes à un carrefour de convergences entre les sciences internes et les sciences externes de l’esprit et des phénomènes. Au travers de la méditation s’ouvre une possibilité d’aller explorer la nature de l’esprit, la nature du lien entre le corps et l’esprit, en étant soi-même le sujet qui explore et le sujet d’exploration. Une méthode codifiée, raffinée depuis des siècles dans des traditions orientales rencontre aujourd’hui des nouveaux moyens apportés par la recherche scientifique occidentale pour confronter, valider, compléter nos observations, s’enrichir l’une, l’autre. C’est magnifique de pouvoir visualiser avec l’IRM ce qui se passe dans le cerveau lorsque nous sommes en train de méditer. Cela fait écho au questionnement de toutes les sciences orientales et occidentales depuis toujours. Et probablement de toutes les traditions religieuses. Le programme MBSR est le résultat d’une rencontre entre deux courants philosophiques et scientifiques : d’un côté, les sagesses orientales, avec le bouddhisme et ses connaissances raffinées sur la science intérieure de l’esprit, connaissances transmises dans ces universités du savoir que sont les monastères tibétains. De l’autre, les sciences occidentales modernes, avec la physiologie du stress de mieux en mieux connue, l’émergence des neurosciences et des sciences cognitives, les progrès de l’imagerie médicale qui permettent de visualiser ce qui était de l’ordre de l’expérience intérieure et qui d’un coup deviennent visibles. Et dans l’esprit occidental, ce qui devient visible devient vrai !

On découvre que l’esprit est bien plus qu’un cerveau qui pense ?

> Oui, l’esprit, ce n’est peut-être pas seulement la pensée et le cerveau cognitif mais on découvre que c’est peut-être aussi d’autres composantes comme l’intelligence émotionnelle, l’intelligence du coeur et aussi l’intelligence du corps. Cela s’inscrit dans la perspective d’un corps et d’un esprit plus unifié que nous ne le pensions jusqu’à présent. Pour simplifier, je dirais qu’avant, on pensait le corps et l’esprit séparés puis on a découvert qu’il y avait une influence de l’esprit sur le corps avec la découverte du stress, le fait qu’on pouvait par exemple aggraver un ulcère à l’estomac par l’anxiété. Enfin, aujourd’hui, on comprend que cela marche aussi dans l’autre sens, qu’il y a un lien réciproque fort et que le corps influence aussi l’esprit. Et au travers de la méditation, on se dirige vers un fonctionnement unifié des deux. Comme s’ils étaient bien tous deux manifestation d’une même composante. Et cette révolution peut être constatée dans le cadre de la fac de médecine. C’est une énorme révolution pour les cartésiens que nous sommes. Car nous partons en France d’une longue tradition de séparation du corps et de l’esprit.

Vous pratiquez vous-même la méditation ?

> J’ai découvert la méditation dans la tradition tibétaine il y a quinze ans avec un maître Tibétain, un esprit lettré et scientifique, comme le sont certains de ces moines qui se forment dans les grandes universités que sont les monastères tibétains. Puis j’ai découvert la pleine conscience il y a cinq ans et j’ai été l’un des premiers à l’introduire à l’hôpital dans le service de rhumatologie à Strasbourg. Qu’on ait des problèmes cardiaques, des problèmes de rhumatisme ou une bonne santé, c’est le même programme car la méditation touche la personne très en amont de la maladie, au niveau des composantes fondamentales de l’être humain. La MBSR, très généraliste, s’adresse à tout le monde, à celui qui souffre par exemple d’ un mauvais sommeil, à chacun de nous avec son stress ou en accompagnement de la maladie. Elle nous apprend comment éviter de fuir la douleur ou d’en rajouter pour l’accueillir avec de nouvelles capacités à la gérer, pour retrouver un potentiel personnel de mieux être. Je propose ainsi le programme des huit semaines à l’hôpital à des groupes composés de patients et de soignants mélangés. L’hôpital est un cadre où, d’emblée, les gens sont motivés car la souffrance est prégnante dans leur vie. Il leur faut souvent apprendre à vivre avec. La méditation est l’une des réponses possibles car elle vous permet de découvrir que vous n’êtes pas limités à cet aspect de vous qui ne fonctionne pas. Vous ne vous réduisez pas à votre maladie chronique ou invalidante. Ce n’est pas une idée mais une expérience que la pleine conscience va vous permettre de faire.

Ce n’est donc pas qu’un outil de guérison ?

> Ce n’est pas seulement ça, c’est plus vaste. C’est un accompagnement de ce qu’on a à vivre, que ce soit agréable ou désagréable. Pour améliorer le vécu de la maladie. Je fais toujours une réunion d’information avant de commencer un cycle pour que les gens puissent connaitre. Je le présente comme l’apprentissage d’un meilleur art de vivre, que cette vie comporte ou non une souffrance. Dégager chaque jour 45 mn de son temps, c’est assez impliquant mais cela fait partie du contrat. C’est être suffisamment bienveillant avec soi pour se donner une heure d’attention par jour, en suivant des exercices formels de méditation et aussi des exercices informels, à travers la vie courante, comme par exemple en portant son attention sur l’expérience vécue dans l’instant présent dans le métro, sous la douche ou en faisant la vaisselle. Les études ont montré qu’un programme de huit semaines induit déjà des modifications sur le fonctionnement de l’organisme, une augmentation des défenses immunitaires par exemple. Une diminution du stress. Et cela nous rend plus disponibles pour s’occuper des autres. Méditer tous les jours 30 à 40 mn, ce n’est pas cultiver son égo mais plutôt accorder son être comme un instrument, avant d’en jouer. Souvent, les personnes disent qu’elles sont venues apprendre une technique et qu’elles ont découvert un nouvel art de vivre. La méditation n’est pas faite pour remplacer les médicaments – et j’incite les gens à continuer leurs traitements éventuels – mais les méditants souvent rapportent qu’ils ont pu diminuer leurs somnifères ou leurs anxiolytiques, ils dorment mieux et supportent mieux leur traitement. Parce que la façon dont ils se relient à leur maladie est modifiée, la maladie elle-même peut s’en trouver parfois modifiée.

Personnellement, qu’est-ce que cela a changé dans votre métier ?

Beaucoup de choses. Ma manière de soigner, de travailler et d’être « au service » avec mes patients. Cela a bouleversé cette idée qu’en tant que médecin, je saurais mieux que le patient ce qui est bon pour lui. Aujourd’hui, ma vision des choses, c’est que c’est toujours lui qui est l’expert, il sait plus de choses que moi sur sa maladie parce qu’il la vit. Mon rôle n’est plus de dire au malade ce qu’il doit faire mais de partager suffisamment d’informations avec lui de façon à ce qu’il puisse utiliser ces informations pour les combiner à ses intuitions. C’est participatif. Cela permet au patient de récupérer une part de pouvoir personnel et d’autonomie. Je ne le vois plus seulement comme un malade mais comme une personne à part entière, corps et esprit, chez qui il y a plus de choses qui fonctionnent bien qu’il n’y en a qui dysfonctionnent. Il y a dans notre métier beaucoup d’envie d’aider l’autre mais cela ne sert à rien de s’épuiser à lutter pour convaincre le patient de ce qu’il ne sent pas. Dans la méditation, on s’adresse à un niveau fondamental de l’être humain où il n’y a plus médecin ou patient. On laisse tomber la blouse et les protections .

 

Une belle et saine (enfin!) ouverture!…

 

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 15:59

Article paru sur la lettre info d'avril 2013 d'Alliance pour la santé

 

L'intestin :

Un deuxième cerveau et un carrefour immunitaire

Le Dr Seignalet a axé ses travaux sur le trouble de l’absorption de l’intestin grêle dû à un excès de perméabilité

Le système immunitaire est le plus complexe des appareils de notre organisme. Il est tellement élaboré qu’il n’est pas terminé à la naissance du nouveau-né. C’est la maman qui lui prête son immunité pendant plusieurs mois. Durant notre vie, nous serons soumis à diverses agressions que notre organisme devra combattre. Toutes les défenses naturelles seront sollicitées.

Le système immunitaire

L’organisme se défend contre une agression en premier lieu par une réaction inflammatoire, en produisant des anticorps (par des lymphocytes B) qui reconnaissent des antigènes précis ou en produisant des lymphocytes T tueurs qui ciblent les cellules infectées ou tumorales.
Selon l’intensité de l’agression, sa variété, sa durée, le système immunitaire dispose d’un ensemble de systèmes pour y faire face.

Le système TH1, système de réponse cellulaire
Les lymphocytes CD4 de type TH1 sécrètent de l’interleukine 2 et de l’interféron gamma.
Ce système de protection est essentiel contre les virus, les bactéries intracellulaires ou les cancers. Ses inconvénients se limitent à une inflammation et à une oxydation excessive.
En résumé, le TH1, c’est la police antivirale et antitumorale de l’organisme.

Le système TH2, système de réponse humorale
Les clones TH2 sécrètent des interleukines 4, 5, 10 et 13 qui stimulent les lymphocytes B producteurs d’anticorps. Ces anticorps vont soit se fixer sur les antigènes et favoriser leur destruction ou celle des cellules qui les portent, soit déclencher des allergies.
Ce système de défense est essentiel contre les toxines, les bactéries et les parasites.

Le système TH3, aberrant et pourvoyeur d’auto-immunité
Les cellules TH3 agressent les cellules “du soi” et induisent l’autodestruction des organes : c’est l’auto-immunité avec le développement du diabète, de la polyarthrite rhumatoïde, du lupus érythémateux. On pense de plus en plus que des maladies telles que l’athérome, la sclérodermie ou l’arthrose, la maladie d’Alzheimer et beaucoup d’autres sont également des maladies auto-immunes. On identifie plus de 60 maladies auto-immunes.
En résumé, le TH3, c’est l’anarchiste destructeur dans un état sans police (TH1). Il faut augmenter la police (TH1) pour que l’ordre revienne !

Le système immunitaire digestif

Une flore intestinale équilibrée est l’appui idéal du système immunitaire. Les bactéries commensales bénéfiques de l’intestin garantissent la production correcte de cellules immunitaires et d’immunoglobulines. Elles garantissent surtout l’équilibre immunitaire. Un des phénomènes typiques chez une personne ayant une dysbiose intestinale est le déséquilibre des deux appuis majeurs du système immunitaire TH1 et TH2 : TH1 sous-actif et TH2 suractif. En conséquence, le système immunitaire s’emballe face aux stimuli de l’environnement, sur un mode allergique en présence d’intolérance alimentaire.
La perméabilité digestive provient d’une inflammation intestinale avec passage de fragments d’aliments entre les cellules de l’épithélium intestinal. Des réactions anticorps vis-à-vis d’aliments surviennent et peuvent déclencher des réactions très variées.
Tous ces systèmes interréagissent et quand le système immunitaire est débordé, on voit l’apparition de maladies auto-immunes
Les maladies auto-immunes représentent aujourd’hui la troisième cause de maladies après les maladies cardio-vasculaires et les cancers. Nous suspectons qu’elles seraient liées à notre mode de vie, mais plusieurs hypothèses émergent. Il reste à trouver la parade, car elles donnent lieu à des pathologies chimiques redoutables.

La médecine chimique officielle est inopérante

Notre système immunitaire est chargé de nous défendre contre les agressions extérieures : bactéries, cellules anormales, toxiques… Il a pour fonction de faire la distinction entre le “soi” et le “non-soi”. Quand tout marche, c’est une machine admirable qui remplit bien son rôle. Mais parfois il lui arrive de se tromper (ou d’être trompé) et il se met à cibler des anticorps contre ses propres organes ou tissus. On parle alors d’auto-anticorps qui agressent et dégradent le tissu ou l’organe visé. C’est ainsi que s’enchaîne une litanie de dégradations créant de graves lésions de l’organe et de l’organisme et un chambardement de certains métabolismes. Cette viciation induit un ensemble de troubles qui sont réunis sous la domination générale de maladies auto-immunes.

La piste génétique

Aujourd’hui, on s’oriente vers la piste génétique ou les anomalies du système HLA (antigène situé sur les tissus).
Toutefois on évoque plutôt les prédispositions génétiques, car leur présence ne signifie pas systématiquement une maladie auto-immune.
C’est ainsi qu’on identifie beaucoup plus de maladies hétéro-immunes et xéno-immunes.

La piste intestinale

Le Dr Seignalet a axé ses travaux sur le trouble de l’absorption de l’intestin grêle dû à un excès de perméabilité.
La membrane intestinale devenue poreuse laisse passer des débris alimentaires et des toxines en tout genre qui contaminent l’ensemble de l’organisme et génèrent une intoxication générale. D’autres éléments agressifs étrangers seront des cofacteurs de la maladie auto-immune : le stress, l’abus de médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires, biphosphonates, IPP, statines, cortisone, bêtabloquants, vaccins…), les toxiques et les métaux lourds (mercure, plomb, aluminium…), une alimentation polluée, les radiations électromagnétiques. Tous ces éléments pourraient induire des maladies auto-immunes en trompant l’organisme avec des molécules étrangères ou des fragments de virus ou de bactéries semblables à certaines substances de l’organisme, avec, à la clef, la formation d’auto-anticorps ou la stimulation de gènes endormis.

La piste infectieuse

Cette piste semble omniprésente.
En effet, en permanence, de nombreux germes attaquent notre organisme. Ils franchissent la muqueuse intestinale lorsque l’intestin grêle est devenu perméable. Le système immunitaire offre une parade en induisant des anticorps et des lymphocytes qui éliminent les importuns. Mais il arrive que certaines bactéries possèdent une antigénicité commune avec le codage HLA (la Klebsiella pneumoniae et la spondylarthrite ankylosante, le Pseu-domonas aeruginosa et la sclérose en plaques, le Yersinia enterocolitica et la thyroïdite d’Hashimoto, le staphylocoque doré et le psoriasis). Ces bactéries peuvent se loger dans des endroits anormaux : le Chlamydia pneumoniae s’installe dans le cerveau et pourrait être une cause de la maladie d’Alzheimer. Ces infections bactériennes et virales, souvent silencieuses, vont épuiser le système immunitaire et favoriser le développement de certains auto-anticorps.

La piste du stress

Le stress représente un facteur majeur dans la survenue de maladies auto-immunes.
Rien d’étonnant lorsqu’on connaît les implications du stress sur le système immunitaire (via le système hormonal). C’est ainsi qu’un stress moyen ou une dépression induit une exacerbation de l’auto-immunité naturelle. Ne parle-t-on pas de psycho-neuro-immunologie ?
Rappelons que l’intestin est un deuxième cerveau avec les mêmes neurones et neuromédiateurs.
Interactions entre système immunitaire, système nerveux et système endocrinien.
On a mis en évidence des influences réciproques entre les cellules immunes, nerveuses et endocrines
• Action du système nerveux sur la réponse immunitaire : certains neuropeptides libérés au niveau des terminaisons nerveuses stimulent ou inhibent la réponse immune.
• Action des cellules immunes sur les cellules nerveuses : certaines cytokines, produites au cours d’une infection, provoquent la fièvre, la diminution de l’appétit, des troubles du sommeil.

Le système immunitaire intestinal

L’intestin grêle constitue un organe-clé du système immunitaire. La muqueuse du grêle sert de barrière entre le milieu intérieur de l’organisme humain et de dangereux facteurs de l’environnement : bactéries, aliments. Chez la plupart d’entre nous, la barrière joue mal son rôle et laisse passer trop de macromolécules. Certaines de ces substances sont nocives, et leur accumulation, en conjonction avec des facteurs héréditaires favorisants, va provoquer l’émergence de nombreuses maladies.
L’intestin représente un écosystème reposant sur un trépied fonctionnel : la flore intestinale, la muqueuse intestinale et le système immunitaire intestinal qui agissent en synergie et en symbiose. Ce trépied fonctionnel assure la fin de la digestion, l’assimilation, la reconnaissance des nutriments et la création de notre immunité intestinale qui représente notre “identité”.
Le système immunitaire constitue un ensemble coordonné d’éléments de reconnaissance et de défense, tel que les virus, les bactéries, les parasites, certaines particules ou molécules “étrangères”. Son but est de reconnaître ce qui appartient à l’individu, appelé le “soi”, de l’accepter et d’éliminer ce qui n’appartient pas à l’organisme, appelé le “non-soi”. Ce travail s’effectue à l’aide du système HLA ou Human Leucocyte Antigene.

L’imperméabilité du grêle

Même chez un sujet normal, l’étanchéité du grêle est imparfaite. Les petits peptides (les acides aminés) franchissent la barrière intestinale aisément. Des molécules plus volumineuses, en particulier des protéines (peptides plus grands), traversent la muqueuse en quantité faible, mais non négligeable. C’est ainsi qu’on a identifié, chez des individus sains, des protéines de l’œuf et du lait de vache dans le sang quelques heures après le repas. Un passage excessif de protéines alimentaires est responsable de la majorité des intolérances (lait de vache, gluten, levure du boulanger, ovalbumine…) et secondairement de beaucoup de maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, diabète sucré, maladie de Crohn).
L’industrie alimentaire, pour affronter une concurrence de tous les instants, développe sans cesse de nouvelles niches de marché. La composition des nouveaux produits qu’elle conçoit sans relâche est de plus en plus complexe et bien souvent allergénique. On en constate les effets pervers avec l’introduction systématique d’additifs et de contaminants protéiques. En effet, l’allergénicité des protéines provient de nombreuses technologies alimentaires : aromates et arômes industriels, mixages composites, addition de nombreuses épices, divers procédés de cuisson, etc.
La cuisson des aliments modifie la structure des protéines d’où une dé-structuration, puis une désorganisation aboutissant à une agrégation protéique ainsi qu’à des liaisons covalentes avec des lipides oxydés ou des produits dérivés des sucres. Dès qu’il y a cuisson et association d’aliments cuits divers, on assiste à la formation, par exemple, de molécules de Maillard. Ces dernières ne sont pas assimilables par l’organisme humain et donc pathogènes, puisque notre métabolisme ne les reconnaît pas.
La plupart des médicaments chimiques consommés sur une longue durée induisent une hyperperméabilité intestinale et un stress oxydant par production de radicaux libres oxygénés.
Dans ce cas et bien d’autres, il est nécessaire de renforcer l’apport en vitamine B3 pour satisfaire le fonctionnement des enzymes de détoxification, ce qui suppose la sollicitation du tryptophane. Rappelons que la vitamine B6, le tryptophane, la vitamine B3 et le calcium forment le véritable attelage immunomodulateur.
Certains aliments sont capables de provoquer des mutations dans les gènes et d’influencer le génome pour induire des effets délétères sur la santé du fait qu’ils sont considérés par nos cellules comme des substances étrangères, et donc voués à la phagocytose et à l’encrassage, au même titre que d’autres antigènes environnementaux. L’inflammation tissulaire consécutive est le fait de la production de cytokines pro-inflammatoires, en particulier les interleukines 1 et 6 (IL 1, IL 6), les TNF (Tumor Necrosis Factor, le facteur nécrosant les tumeurs). L’intestin n’échappe pas à cette inflammation généralisée (il est même en première ligne) et s’installe alors une hyperperméabilité intestinale progressive, associée à une carence en igA sécrétoire qui favorise et aggrave le passage de macromolécules immuno-allergisantes, provenant de la voie aérodigestive pour atteindre la circulation sanguine.
L’hyperperméabilité intestinale finit par fragiliser notre système de défense immunitaire et ce, tant que dure l’exposition à l’antigène.
Rappelons que la microflore intestinale permet la synthèse de la plupart des vitamines du groupe B, en particulier les vitamines B6 et B3 qui jouent un rôle essentiel au niveau de l’immunité :
La vitamine B6 confirme ainsi ses propriétés immunomodulatrices et son rôle dans l’induction des maladies de stress oxydant aux côtés de la vitamine B3.
Par ailleurs, le magnésium est indispensable à la transformation de toutes les vitamines du groupe B en coenzymes actives.
Pour assurer toutes les fonctions cellulaires, un ensemble de nutriments est nécessaire : des acides gras essentiels qui constituent la membrane cellulaire, des acides aminés pour le renouvellement cellulaire (glutamine, arginine…) et des molécules antioxydantes pour la protection cellulaire. L’ensemble de ces nutriments entretient la vitalité et le bon fonctionnement de la muqueuse intestinale.

Approche thérapeutique

On observe que dans toutes ces perturbations immunitaires l’intestin représente la plaque tournante. C’est ainsi qu’un protocole précis devra être instauré afin de corriger l’hyperperméabilité et d’aider l’organisme à restaurer et à maintenir une barrière intestinale saine.
• En premier lieu, il faut supprimer les agresseurs (agents pathogènes, intolérances alimentaires, Candida albicans, remèdes chimiques…)
• Eliminer l’inflammation et procéder à une détoxication générale et hépatique
• Réensemencer l’intestin avec des souches probiotiques adaptées
• Assurer un apport enzymatique
• Assurer un apport nutritionnel et micronutritionnel (enzymes digestives, vitamines, acides aminés, minéraux, antioxydants)
• Adopter un mode de vie sain (alimentation bio, activités physiques, gestion du stress…)

Dr Jean Pierre WILLEM

 

Vous pouvez également lire "La mort commence dans le colon" Cliquez ici

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:46

Nous vous relayons l'info suivante :

 

juillet-2013-affiche.pub_PhotoRedukto-copie-1.jpg

Maryline Gourdeau
Thérapeute "Mémoire du Corps"
06 18 50 84 10
www.marylinegourdeau.com


merci de consulter le calendrier
du site pour  les infos

 

Le stage de mi juillet est complet

 

Prochaines dates : 26,27,28 juillet

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:22

Les recettes de Véro :Rubrique alimentée par Véronique DELAUNAY. N’hésitez pas à la contacter :05 46 32 06 02 pour toutes demandes de conseils.Elle est une spécialiste de la cuisine végétarienne.

 

 

Les radis sont de saison, alors surtout, gardons précieusement les fanes, qui nous permettront de réaliser un délicieux potage au petit arrière- gout de noisette.    

 

Soupe aux fanes de radis

 

Les fanes de 2 bottes de radis, 2 c à s de purée de noisettes, 4 pommes de terre, crème végétale (riz, avoine, soja.....) huile, sel , poivre , eau.

Faire fondre les fanes de radis dans un peu d'huile ,ajouter ensuite les pommes de terre coupées en petits quartiers et laisser revenir en remuant avant de couvrir d'eau et de laisser cuire une vingtaine de minutes.  Mouliner avant de servir, ajouter la purée de noisette et la crème végétale (riz, avoine, soja.....).  

On peut également réduire le volume d'eau et mixer les fanes cuites avec une crème végétale : On obtient alors une délicieuse crème pour fourrer des crêpes ou napper des galettes ........ 
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 09:09

Dimanche 14 avril à Poulpry en Bannalec (29)

& le dimanche 21 avril à Querrien (29)

 

 BALADES GOURMANDES

Avec Valérie de Ville d'Avray

Balade gourmande

 Avec tant de bonnes choses à ses pieds & toutes ces herbes qu'on dit mauvaises, il y a de quoi remplir un bon panier & préparer de délicieux repas.

Cependant, ces plantes sont sauvages ! Il faut donc les apprivoiser , c'est à dire, prendre le temps de les respirer, de les regarder & de les manipuler avec beaucoup de respect.

Parfois il y a des différences de taille de feuilles, de couleur, de hauteur entre des plantes de même famille se côtoyant , comme dans une famille.

Et voici que revient le temps de retrouver cette joie du lien direct avec la nature, le goût des choses simples & proches.

Rien de tel que d'aller voir & goûter sur place & pourquoi pas en famille  !!
 

Balade, cuisine, repas à faire & prendre ensemble :

Soupes, tartes aux herbes, salade, dessert

de 9h30 à environ 16h

Infos pratiques :

Matériel à amener : Bottes, panier, sachets en papier ou en plastique, papier, crayon & autres appareil photo ou herbier....

Tarif 
35€/pers repas compris (hors boisson) pour moins de 8 personnes & 25 €/pers. à partir de 8 personnes. . 
Nombre de place limité à 10 personnes donc réservation nécessaire avec règlement de 25€.
 

Valérie de Ville d'Avray, 56, rue du château brûlé, 22110 Rostrenen 
Tel : 02 96 29 30 81/ 06 67 37 46 93 val.erie@free.fr

 

 

Ou  encore pourquoi pas chez vous !!!

Si vous souhaitez me faire venir dans votre endroit il est nécessaire de prévoir certaines choses 

Descriptif des besoins :

Une salle chaude avec cuisine aménagée (évier, feux de cuisson & fours), tables & chaises pour recevoir une dizaine de personnes.

Minimum 5 personnes, maximum 10 personnes.

IMG 0685

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 21:57

 

Nous avons reçu cette information :

 

soiree-debats1.jpg

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 21:24

QUETE DE VISION 

17 AU 23 Juin

LA MOTTE CHALANCON (26)

Organisé par Markus WIDER

 

Séparés pendant quatre jours et nuits

sans  nourriture,

pour se reconnecter

au-delà des questions, des plaintes, des pensées,

avec soi- même et l’immensité

 

Le WE de préparation étant déjà passé

 

Il est obligatoire de participer à la cérémonie de Sweat Lodge du samedi 18 mai qui aura lieu à St HILLAIRE 91 

Voir les infos :

http://etre-en-conscience.over-blog.com/sweat-lodge-avec-markus-wider

 

Toutes les inscriptions doivent être adressées directement par email à :

markus@freespirituality.ch

 

 Le nombre  minimum de participants pour cette quête de vision est de 12 personnes.

Pour les jeunes (14-18 ans) la quête dure 2 jours et 2 nuits alors que pour les adultes c’est 4 jours et 4 nuits. Les parents des jeunes devront participer à la cérémonie dans le camp de base. Pendant la quête de vision il y aura un programme specifique pour les parents, inclus dans le prix de la quête.

 

Prix de la cérémonie:  adultes: 600 €,  Jeunes: 400 €.

Le camp de base fonctionne avec les  donations des personnes présentes pour la cérémonie.

Pour les Guides:

Il vous sera demandé de participer au week end de préparation et bien sûr votre aide sur le camp dans tous les domaines ( cuisine, construction du camp, administration).  Il n’y a pas de coûts financiers pour les guides.

Lors de votre Inscription, veuillez préciser votre  Nom, Prénom, Date de naissance, adresse, numéro de téléphone, portable et E-Mail à

Markus Wider;   markus@freespirituality.ch

Mitakuye oyasin !

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Au sujet de Markus Wider:

 

> > Né en 1960, il grandit au Japon et en Suisse.  En 1980, il entre au Séminaire théologique, puis en 1986, à l'école de Travail Social en Suisse. Dans les années 90, il rencontre des sioux Lakotas et s'initie à leurs cérémonies (inipi, quête de vision, danse du soleil). Depuis 2002, il est habilité à développer d'autres cérémonies en Europe.  En 2005, il crée la première Danse de Prière, issue de la Danse du Soleil, avec le soutien et la participation des Lakotas. En 2008, il crée la "Fondation pour la spiritualité libre" pour laquelle il reçoit la bénédiction du Dalaï lama.

Par respect pour les amérindiens, Markus ne copie pas et ne guide pas leurs cérémonies "inipis". Cependant, par gratitude envers tout ce qu'il a reçu d'eux, il offre des cérémonies de huttes de sudation avec une expérience et une intention interculturelle. Tous les bénéfices de ces weekends sont reversés à la fondation pour une spiritualité libre.

 

Markus a fondé le réseau Spiritualité Libre en 2011

 

 

Découvrir la Chartre du Réseau Spiritualité Libre

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 21:01

Formation kinésiologie éducative : Brain-Gym 1 et 2

Du 21 juin au 24 juin

ROCHEFORT (17)

Organisée par Sonia HENRY

Ce premier cours d’éducation kinesthésique est destiné à tous :Parents, éducateurs, professeurs,  ETC…

Cours très dynamique centré sur le mouvement et l’observation.

Nous apprenons les 26 mouvements du Brain-Gym pour stimuler, détendre, libérer et être positifs, ainsi que leur utilisation dans l’amélioration de l’apprentissage.

Nous voyons comment intégrer notre corps dans ses 3 dimensions spatiales :

Latéralité ( droite/ gauche )

                                                        Centrage ( haut/ bas )

                                                        Focalisation ( avant/ arrière)

Ce stage offre ainsi une amélioration dans la communication, la compréhension, l’organisation et dans les mécanismes de l’apprentissage en général.

Découverte du test musculaire de kinésiologie

Pré-requis : aucun

Prix : 320 €

Formateur :

Sonia Henry, instructrice Brain-Gym , santé par le touché et 3 conceps en 1 depuis 1998

 

Renseignements et inscriptions : 

www.soniahenry.com

soniatournesol@hotmail.com

06 20 79 46 44


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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 20:45

Yves PASDELOU

Stages d’initiation :

Vannerie d’osier

Juin-Juillet-Août

à Bignay, 17

vannerie


 Apprendre les techniques de base  d’un savoir-faire ancestral


Dates des stages 2013

Juin

25 et 26 juin (stage de 12 heures)

25, 26, 27, 28 juin (stage de 24 heures)

Juillet

8 et 9 juillet (stage de 12 heures)

8,9,10,11 juillet (stage de 24 heures)

22 et 23 juillet (stage de 12 heures)

22,23,24,25 juillet (stage de 24 heures)

Août

5 et 6 aout (stage de 12 heures)

5,6,7,8 aout (stage de24 heures)

19 et 20 aout( stage de 12 heures)

19,20,21,22 aout (stage de 24 heures)

 

• 2 participants minimum, 4 participants maximum

Prix du stage

130 € les 2 jours (12 heures)

260 € les 4 jours (24 heures)

Le prix du stage comprend les fournitures et le matériel

Télécharger le bulletin d'inscription : Cliquez ICI

Renseignements, inscriptions :

Yves PASDELOU

07 86 16 28 90 -02 99 23 08 16

http://yvespasdelou.wordpress.com

 

 

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